L’EMPLOI ET LA PROTECTION SOCIALE
SE SONT TES DROITS.
QU’ON NE TE LES PRENNE
PAS!
LA GRÈVE
GÉNÉRALE DU 20 JUIN est nécessaire et inévitable, elle représente
l’expression du refus définitif de la part des travailleurs de ce pays, face aux
intentions du Gouvernement, qui de toute évidence, veut supprimer les droits du
travail et réduire les prestations
chômage. Elle représente aussi un profond rejet face aux déclarations du
Gouvernement et son Président qui culpabilise les chômeurs de leur situation
involontaire, alors qu’ils sont déjà victimes de leur propre situation.
La GRÈVE
GÉNÉRALE est aussi une mobilisation
contre le licenciement facile, bon marché et facultatif, qui estompe la
distinction entre licenciement justifié et licenciement injustifié, tout en éliminant les salaires de
compensations. C’est une mobilisation
contre le fait que les entreprises voient renforcé leur arbitrariété et contre
la rupture du pacte de l’Accord Interconfédéral pour la Stabilité de l’Emploi:
renforcer la stabilité et réduire les emplois précaires. C’est aussi une
mobilisation contre l’incompatibilité du chômage et l’indemnité des
travailleurs qui, après une longue vie de travail, souffrent les
restructurations de la part des entreprises pour aboutir finalement au
licenciement, ce qui produit un énorme impact sur l’étude comptable de leurs
pensions.
La GRÈVE
GÉNÉRALE est une mobilisation contre le changement de la nature juridique des
allocations chômage, contre l’intention de les transformer en “concession
administrative”, devant être attribuées et maintenues gratuitement, ce qui en
Espagne et dans toute l’Europe est un droit subjectif du travailleur, qui, au
préalable a cotisé. L’on prétend, de plus, soumettre les percepteurs des
allocations aux exigences facultatives
énoncées par l’Administration au travers de la souscription obligatoire
d’un soi-disant “compromis de l’activité” et l’obligation d’accepter n’importe
quel emploi, sous peine de perdre les allocations.
La GRÈVE
GÉNÉRALE est une mobilisation contre le manque de protection et la précarité des
contrats, tels que celui d’insertion ou le contrat intérimaire spécifique
espagnol qu’ils prétendent instaurer, où la prestation chômage est totalement
abolie. Cette précarité ne fait qu’augmenter celle qui a déjà été imposée par
le Gouvernement avec sa Réforme du Marché du Travail en 2001.
La GRÈVE
GÉNÉRALE est une mobilisation contre ce qui pourrait arriver si le droit au chômage
pour les travailleurs éventuels du
secteur agricole disparaîtrait peu à
peu. Ces mesures pourraient produire des conséquences très graves des zones
rurales de Andalucía et Extremadura et les conditions de vie des travailleurs.
D’autre part, prétendre changer le droit du chômage par un système contributif
d’impossible accès, étant donnée la précarité de ce secteur productif, et même
discriminatoire face au reste des travailleurs, ne résout pas les problèmes
d’énorme manque de protection des travailleurs agricoles du pays.
La GRÈVE
GÉNÉRALE est aussi une mobilisation de toute la société pour exiger au
Gouvernement, ainsi que des secteurs les plus rétrogrades du monde de
l’entreprise, un changement d’orientation par rapport à son pari, sur un modèle
de production qui base la compétitivité économique sur la précarité et des
coûts de travail minimum, sur le pouvoir arbitraire de l’entrepreneur et la
dégradation des conditions de travail, de santé et de sécurité des
travailleurs.
La GRÈVE
GÉNÉRALE réclame un modèle productif de qualité, au même niveau que la
responsabilité avec laquelle les travailleurs font leurs demandes salariales,
fondé sur l’amélioration de la formation et sur la participation, sur le
renforcement de la recherche, du développement et de l’innovation (I+D+i), pour
améliorer l’organisation et la qualité du travail.
Elle montre aussi le refus face à la ségrégation et le contrôle du système éducatif qui, comme dans le cas de la LOU et la Loi de Qualité de l’Enseignement, qui empêchent l’autonomie universitaire et une plus ample mobilité sociale, ce qui va entraîner une société moins ouverte et idéologiquement plus contrôlée.
La GRÈVE
GÉNÉRALE est donc une mobilisation contre une politique et une philosophie qui
encourage le démantèlement progressif et tenace des piliers du modèle social
européen, fondé sur un ensemble de droits auxquels les citoyens ne peuvent
renoncer. Dans ce sens, les fonctionnaires qui, jour à jour, garantissent son
fonctionnement, doivent être traités avec respect par les gouvernants. Ceux-ci
ne peuvent continuer d’ignorer la justice de leurs revendications salariales et
de travail, ni mépriser le droit à la négociation collective qui les protège,
alors qu’ils sont malgré tout usurpées à maintes reprises.
Pour toutes
ces raisons et parce que, face à l’exercice de responsabilité que les syndicats
exercent (avec une attitude de négociation qui ne peut être mise en question
par aucune personne bien intentionnée) on reçoit en contrepartie des attitudes
d’autoritarisme et de manque de respect, nous lançons un appel à tous les
travailleurs, à tous les étudiants, à tous les professeurs et fonctionnaires du
pays afin de diffuser ces objectifs et participer à la grande mobilisation de la GRÈVE GÉNÉRALE DU 20 JUIN.
8
Pour la suppression
des mesures qui baissent la protection chômage et prétendent un licenciement
plus libre et moins cher.
8
Pour de meilleures
allocations chômage.
8
Pour une qualité du
plein emploi, sûr et avec des droits.
8
Pour le respect des
revendications et la négociation collective des fonctionnaires.
8
Pour une qualité
réelle de l’enseignement pour tous.
8
Pour un modèle social
qui conjugue croissance et cohésion sociale.
L’EMPLOI ET LA
PROTECTION SOCIALE
SE SONT TES DROITS.
QU’ON NE TE LES PRENNE PAS!